Interview Shinji ARAMAKI– JTF 2017

Photo représentant Shinji Aramaki, lors du Japan Tours Festival de 2017

Interview Shinji ARAMAKI– JTF 2017

Photo représentant Shinji Aramaki, lors du Japan Tours Festival de 2017

Lors de l’édition 2017 du Japan Tours Festival, mon accréditation presse m’avait permis d’interviewer cette légende de l’animation.
 Bonne lecture !

Pouvez-vous vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas?

 

AS/ Je m’appelle Shinji ARAMAKI. je travaille depuis 30 ans dans l’animation en tant que mecha disigner, mais ces 12 dernières années, j’ai également commencé à réaliser et superviser des films.

 

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Comment en êtes-vous venu à travailler sur des séries comme MASK ou Pole Position ?

 

AS/ En 1984, juste après avoir terminé mon travail sur Mospeda, j’étais impliqué dans un projet de série télé qui a finalement été abandonné.

 Peu de temps après, la société française DIC KK, basée au Japon, recherchait des dessinateurs pour son studio aux États-Unis.

 Ne connaissant pas les États-Unis, j’ai tout de suite été séduit par l’idée, et la semaine suivante, j’ai pris l’avion pour m’y rendre.

 À cette époque, je ne connaissais rien de Pole Position, si ce n’est que c’était une histoire avec des voitures [rires].

 

Pour le film Captain Harlock, pourquoi avoir choisi d’en faire un reboot plutôt que d’adapter une partie de l’œuvre d’origine ?

 

AS/ C’est une question difficile [rires].

 L’œuvre originale de M. Matsumoto n’a jamais eu de véritable fin, et je ne me voyais pas en créer une moi-même.

 Cela faisait d’ailleurs un certain temps qu’elle n’avait pas été adaptée, j’ai donc choisi d’en faire un reboot.

 

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Lors d’une adaptation, vous arrive-t-il de contacter l’auteur de l’œuvre originale, par exemple dans le cas d’Appleseed (Masamune Shirow) ?

 

AS/ Au Japon, comme j’espère partout dans le monde, nous respectons l’œuvre d’origine.

 Bien sûr, je présente toujours mon projet à l’auteur, en expliquant comment je compte l’adapter.

 Après une longue discussion, je me mets au travail.

 

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Les trois films d’Appleseed que vous avez réalisés bénéficient d’une ambiance différente. Pourquoi avoir fait ce choix ?

 

AS/ Concernant Appleseed, il n’était pas prévu d’avoir une suite.

N’ayant pas travaillé dans cette optique dès le départ, j’ai préféré rendre chaque film unique, tout en conservant plusieurs points communs.

 Ce fut un véritable défi pour moi.

 

Le robot Chappie, issu du film du même nom, a été inspiré de Briareos. Qu’avez-vous pensé du rendu, et avez-vous aimé ce film ?

 

AS/ J’avais déjà vu un court-métrage de ce réalisateur à l’époque, et en le regardant, je m’étais demandé s’il n’appréciait pas M. Masamune Shirow.

 J’ai eu ma confirmation avec Chappie [rires].

J’aime beaucoup ses films et la manière dont il a mis en scène les émotions du robot — notamment à travers le regard, par exemple.

 
Photo du cyber café designer par Shinji Aramaki

Avez-vous déjà eu l’occasion d’aller voir la salle que vous avez designée pour le Dernier Bar de Lille ?

 

AS/ Non, pas encore. Je compte justement m’y rendre la semaine prochaine.

 

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Comment vous est venue l’idée de réintroduire le Capitaine Carmen Ibanez et le Ministre Carl Jenkins dans Starship Troopers Invasion?

 

AS/ J’étais déjà fan du roman et j’ai été séduit par le premier film en 1997. 

 Il était naturel de les réintroduire car pour moi l’histoire était avant tout portée sur ces trois jeunes lycéens.   

 
 

Avez-vous une anecdote ou une information à partager avec les lecteurs?

 

AS/ Je suis actuellement en train de travailler sur la suite de Starship Troopers, et nos trois protagonistes seront présents. 

 

Nous remercions Mr Aramaki,les membres du staff ainsi que le salon Japan Tours Festival. 

 
Univermalis
bennedjmasalim@gmail.com


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