Elin la charmeuse de bêtes

Elin la charmeuse de bêtes

Synopsis

Elin mène une vie tranquille aux côtés de sa mère dans un village qui a pour mission d’élever des Tôda, des dragons-serpents de combat utilisés pour la protection du royaume. Mais Soyon, brillante soigneuse de ces dangereuses créatures, empêche sa fille de les approcher malgré sa fascination pour elles… Jusqu’au jour où un drame va bouleverser leur vie et le destin tissera un lien inéluctable entre Elin et les bêtes sacrées !

INFOS

Édité par @pika_edition
Série terminée (11 🇫🇷 / 11 🇯🇵)
Oeuvre originale Nahoko UEHASHI
Dessin Itoe TAKEMOTO
Prix d’un tome : 8,20€

Mon avis

Elin la charmeuse de bêtes raconte l’histoire d’Elin, une jeune fille qui vit paisiblement aux côtés de sa mère dans un univers fantastique. Leur village a pour mission d’élever des Tôda, des dragons-serpents utilisés pour le combat et la protection du royaume. Ces créatures fascinent Elin, mais sa mère Soyon, dont le métier est de soigner ces créatures, fait tout pour empêcher sa fille de s’en approcher. Suite à un malheureux drame, le destin d’Elin va être bouleversé !

 
Dans un monde où une guerre intestine entre les deux « forces » du royaume semble inévitable, nous verrons Elin évoluer, grandir et mûrir. Sa fascination pour les insectes et les animaux la mènera à tisser des liens très forts avec une bête sacrée en particulier : un Ôjû, une sorte d’énorme oiseau à la tête de loup. Normalement sauvages, les Ôju ne peuvent être domestiqués et ne servent qu’à représenter le pouvoir royal.
 
Pourtant, au lieu d’utiliser un sifflet qui permet de figer ces créatures, Elin décide de les comprendre et d’apprendre à « échanger » avec eux, en dépit des règles obligatoires dont elle ne prend pas connaissance. Une histoire qui semble charmante, cependant entachée par les problèmes « politiques » qui rongent le royaume et par une vieille légende interdisant la domestication de ces animaux… Mais pour quelles raisons?
Le récit se passant dans un monde fantastique et n’hésite pas à aborder des sujets intéressants  tels que le racisme entre les différents peuples, la politique ou encore la religion. Différents personnages principaux sont également introduits au fil des tomes, chacun ayant un trait de personnalité particulièrement intriguant. 
 
Des personnages qui ont chacun des enjeux différents pour aspirer à un monde meilleur, via leur propre perception. Cela mène certains à commettre l’irréparable pour pouvoir se rapprocher de leur objectif…
 
Toutefois, Elin reste la plus fascinante, naïve à ses débuts, elle prend de plus en plus conscience de l’importance de sa relation avec les Ôju, tout en restant une personne sensible.
 
Le dessin en lui-même n’est pas le point fort du titre mais le « grain » donné à certaines scènes les rends plus touchantes, plus authentiques.

conclusion

Elin la charmeuse de bêtes est le genre de titre où on se pose quelques instants avant d’en arriver à une conclusion. L’univers construit de toute pièce est maîtrisé, il y a quelques phases d’action et le dessin est plus que correct, mais ce n’est pas par ces aspects-là que le titre brille. Non, le titre va plutôt briller à travers la vision d’Elin du monde qui l’entoure et de son lien avec les bêtes sacrées. Une vision naïve, sensible et touchante dans un royaume qui semble destiné à ne pas connaître de fin heureuse. La fin mène d’ailleurs à réflexion et ne pourra pas satisfaire tout le monde. Pourtant, après y avoir réfléchi, je l’ai personnellement trouvée adaptée aux aspirations de la protagoniste. On en ressort avec de vives émotions et une très belle histoire !

Shaddeii
shaddeiimanga@gmail.com


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