Dans le premier train du matin

Dans le premier train du matin

SYNOPSIS

Il est censé n’y avoir personne dans le premier train du matin… Pourtant, elle est là. Une fille de ma classe d’ordinaire peu bavarde. La raison de notre présence dans ce train ? Telle est la question. Découvrez cette histoire et bien d’autres qui mettent en scène toute la complexité de l’esprit à l’adolescence !

INFOS

Édité par @delcourttonkam
Série terminée  (2 🇫🇷 / 2 🇯🇵)
Scénario 𝗬𝘂𝗴𝗼 𝗔𝗼𝘀𝗮𝗸𝗶
Dessin 𝗦𝗵𝗶𝗿𝗼𝗵𝗶𝗸𝗼 𝗬𝗮𝗺𝗮𝗱𝗮
Prix du tome : 8,50€

MON AVIS

𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧 est un manga en deux tomes, adapté d’un roman du même nom. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas d’une histoire unique, mais d’un recueil de récits explorant la complexité de l’esprit adolescent.
 

Pour éviter tout spoil, je ne détaillerai que légèrement les trois premières histoires.
La première se déroule dans un train, où Katogi croise par hasard une camarade de classe dans le tout premier train du matin. Seuls dans le wagon, ils entament une conversation apparemment banale, avant de s’interroger sur les véritables raisons qui les ont poussés à prendre ce train. Leurs réelles motivations ont de quoi surprendre !

La seconde histoire met en scène trois lycéennes dans un restaurant/snack, en pleine discussion pour choisir le design du T-shirt que leur classe portera lors d’un événement. Le dialogue vire au débat, car l’un des deux modèles proposés vient de l’une d’elles, mais ne fait pas l’unanimité. Mais pourquoi l’une d’entre elles refuse-t-elle d’expliquer la raison pour laquelle elle n’a pas choisi le modèle de son amie ?

Le troisième récit se passe, quant à lui, dans une grande roue, entre deux garçons qui ne se fréquentent pas vraiment d’ordinaire. Tandis que l’un pense à celle qu’il aurait aimé partager ce moment, l’autre, organisateur de la sortie, révèle à demi-mot les raisons qui l’ont poussé à choisir ce lieu.

Si chaque histoire est intéressante dans sa forme, avec des thématiques peu souvent abordées, elles manquent globalement de fond. Les récits se lisent avec plaisir, mais aucun ne m’a réellement marqué après coup.

Gros point fort du titre à mes yeux, le style graphique est réussi dans l’ensemble et la mise en scène est particulièrement travaillée. On a parfois un aspect semi-contemplatif dans différents lieux du quotidien qui rend la lecture d’autant plus agréable.

CONCLUSION

𝐃𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐦𝐢𝐞𝐫 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐧 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐭𝐢𝐧 est une oeuvre qui séduit par son ambiance douce-amère et son esthétique maîtrisée. Le dessin soigné et les mises en scène contemplatives apportent une vraie valeur ajoutée à la lecture. Cependant, si les thématiques abordées sont intéressantes et originales, les récits manquent clairement de profondeur narrative. Le format court de chaque histoire laisse un léger goût d’inachevé, et aucune ne m’a véritablement marqué. Peut-être que le roman permet d’aller plus loin dans les détails ? Cela étant dit, il s’agit probablement de la lecture Moonlight qui m’a le moins marqué, sans pour autant que ce soit une mauvaise expérience. Un manga qui plaira surtout aux amateurs de récits courts et sensibles, les autres devront sans doute se tourner vers le roman pour espérer un développement plus poussé.

Shaddeii
shaddeiimanga@gmail.com


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